Ces poupées originaires du Guatemala ou du Mexique, selon les versions (Ferocias serait bien urbain de nous en dire plus car c'est tout de même lui le spécialiste des mayas..), sont fabriquées par les enfants à partir de bouts de bois, de tissus et de laine. Le soir, on raconte ses ennuis ou ses angoisses aux poupées tracas, on les allonge sous son oreiller et les soucis s'envolent, laissant dormir d'un sommeil de plomb.
Mercredi dernier, nous avons donc fait des poupées tracas (non pas que les filles aient beaucoup de soucis, mais parce que ce sont des poupées). De nombreux blogs proposent des modèles : de la poupée tracas en chiffon, à celle en allumettes, en passant par le carton et divers matériaux. Finalement j'ai préféré suivre cette explication.
Au niveau outils et matériel : des branches de noisetier, un sécateur, un couteau, de la ficelle et un peu de papier de verre
On commence par couper dans une branche moyenne le corps, que personnellement j'ai préféré éplucher pour qu'il soit tout doux (papier de verre léger) et une branche plus fine pour les bras. On taille un encoche dans le dos du corps et une au milieu des bras pour permettre une bonne adhésion de ces deux parties. Je me suis fait plaisir en séparant légèrement les deux jambes en creusant au couteau.
Hop la poupée est prête à être décorée et habillée :
On peut ainsi faire des cheveux en ficelle (une boucle de noeud coulant sur laquelle on accroche des bouts de ficelle déficelée (pour avoir des cheveux plus fins)) que l'on peut même colorier :
On peut aussi maquiller avec goût sa poupée :
Pour les habits de vieux vêtements (trop usés pour être donnés) sont découpés (à la hache) et fixés à la ficelle (on n'a pas eu le temps de fignoler la couture).
La première, porte une robe de mariée en taffetas violet (du meilleur effet) qui chatoie joliment en accord avec sa chevelure blonde. Une bretelle d'un vieux t-shirt fait une très belle ceinture ornée de diamants et d'un coeur en or massif.
La seconde est présentée vêtue d'une robe en mousseline noire, toujours avec une ceinture de luxe (ouf le vieux t-shirt avait deux bretelles du même acabit). Au pied de la poupée, négligemment lancé à la fin du défilé, un bonnet en laine blanche (un doigt de gant orphelin depuis cet automne).
Hé oui les copines, cette semaine c'était à Tours la fashion week : JPG n'a qu'à bien se tenir !
















