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vendredi 11 octobre 2013

Gaz de schiste : le Conseil constitutionnel valide la loi

Une bien bonne nouvelle pour attaquer le week-end, la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique a été validée par le Consiel Constitutionnel. Celui-ci avait été saisi par une société texane qui souhaitait casser cette loi en s'appuyant sur une atteinte supposée à la Constitution.

Loupé, les sages, dans leur décision ont considéré que cette loi respectait la Constitution.

Mais bon, le combat est loin d'être gagné comme on peut le voir sur la carte de Terra Eco.

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mercredi 5 juin 2013

Fracturation hydraulique et gaz de schiste, point du 5 juin : Québec, Delphione Batho Vs Laurence Parisot, affaire de Nonville (77)

source


Alors que le Québec vient de publier un projet de règelemnt autorisant la fracturation hydraulique pour l'exploitation du pétrole de schiste, au grand dam de beaucoup de québecois, la question des gaz des schiste agite aussi en France et en Europe.

Tout d'abord, il y eut cette déclaration de la commissaire européenne en charge du climat, Connie Hedegaard, auditionnée à l'Assemblée nationale : “Oui, il y a un potentiel de gaz de schiste en Europe. Mais si vous interrogez des experts, ils vous diront: ne croyez pas que le prix sera aussi bas en Europe qu’aux Etats-Unis, en raison de la complexité des formations géologiques, de la densité de population, du fait qu’il n’y a pas tant d’espaces vides où commencer.” “Il faut savoir de quoi on parle et ne pas penser que c’est la recette miracle”.

Elle répondait par avance à Laurence Parisot qui débattait ce matin avec Delphine Batho sur cette question. Pour Laurence Parisot, encore présidente du MEDEF le gaz de schiste est une chance, mais la Ministre de lécologie a tenu bon et rappelé qu'elle ne reviendrait pas sur la loi de juillet 2011 : elle a affirmé qui" il ne [fallait] pas assouplir la fracturation hydraulique". La Ministre m'a donc réconforté un petit peu, alors que j'avoue que j'avais été quelque peu échaudé lorsqu'elle avait remplacé Nicole Bricq à ce ministère.

Toutefois la vigilance reste de mise, même si je ne tombe pas dans l'emportement (pour rassurer Elie Arié). En effet Arnaud Gossement annonce à l'instant un rebondissement dans l'affaire du forage de Nonville (77) : les élus de cette commune viennent de se faire notifier un arrêté préfectoral précisant que ce forage autorisé en août 2012 pourrait utiliser la fracturation hydraulique : « Considérant que le programme de travaux comprend une phase optionnelle de forage horizontal de reconnaissance de la roche-mère du Lias, dont l’exploitation implique, dans l’état actuel des techniques, l’utilisation de la fracturation hydraulique. »

Un préfet qui autorise une technique interdite par une loi, c'est curieux non ?

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mardi 4 juin 2013

quelques éléments de désintox sur la fracturation hydraulique géothermie/gaz de schistes

En plein débat sur la transition énergétique, les défenseurs de la recherche de cette soi-disant nouvelle manne énergétique ont décidé de relancer l'intox sur la fracturation hydraulique et son innocuité relative. C'est un peu le serpent de mer, devant la levée de bouclier des associations, puis l'interdiction de cette technique par le gouvernement, les entreprises pétrolière notamment ont trouvé un nouvel angle d'attaque qui pourrait se résumer ainsi : "on nous interdit de pratiquer la fracture hydraulique pour les gaz de schiste, alors que pour la géothermie c'est légal". Cette attaque est particulièrement pernicieuse, elle met notamment en porte-à-faux les associations écologistes qui présentent volontiers la géothermie comme une alternative crédible au nucléaire, et elle semble démontrer que la loi du 13 juillet 2011 a été faite dans la précipitation alors que ce fut une des premières mesures du quinquennat, saluée par Nicolas.

Cette action de lobbying (car oui le lobbying est fort : pensez donc d'un côté l'indépendance énergétique et la compétitivité retrouvée, de l'autre des craintes sur le sous-sol...) a eu plusieurs phases :

En France, d'abord essayer de trouver un joli nom de remplacement à la "fracturation hydraulique" et parlant de "stimulation de la roche". ça fait plus glamour hein ? Le Monde s'en fit l'écho, mais peut on encore avoir confiance en ce journal sur cette question, après l'article dithyrambique paru lors de l'été 2012 qui aurait pu s'intituler voyage au pays mirifique des gaz de schiste aux frais de avec  la princesse ? Car oui le lobbying est fort : pensez donc d'un côté l'indépendance énergétique et la compétitivité retrouvée, de l'autre des craintes sur le sous-sol...

En parallèle, en Europe, Manuel Barroso appelle à la libéralisation de l'énergie. Juan se demande sir les gaz de schiste sont concernés...

Et puis donc, après avoir distillé cette idée de la comparaison possible entre géothermie et fracturation hydraulique (on a repris le terme initial puisque l'attaque glamour n'a pas vraiment pris dans l'opinion), un groupe texan Schuepbach a déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité pour tenter de casser cette loi du 13 juillet 2011, à la suite de l'autorisation de deux nouveaux puits de géothermie en Alsace.

Pour y voir plus clair, je ne peux que vous conseiller cette note de Gérard Lemoine, géologue, qui revient sur les différences entre fracturations hydrauliques pour la géothermie et pour extraction de gaz de schiste.

Ces différences sont notables :
la profondeur et la nature des roches visées (un schiste argileux pour les gaz de schiste, des roches magmatiques pour la géothermie). En géothermie l'objectif de rouvrir des fractures, a très grande profondeur, alors que pour la fracturation hydraulique en vue de l'extraction de gaz de schiste, on travaille la roche pour que celle-ci libère le gaz.J'avais essayé d'expliquer tout ça dans ce billet.

la production d'effluents contaminés dans le cas des gaz de schistes, alors que l'eau recircule pour la géothermie. Ces effluents, mal gérés font courir un risque pour l'environnement.

Pour Gérard Lemoine, il n'y a tout de même pas d'angélisme. Il rappelle que le risque sismique est présent dans les deux cas de figure.

Rien n'est simple dans cette affaire, mais il ne faudrait pas non plus que les pétroliers essaient de nous rouler dans la farine avec leur gros sabots derricks.


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mardi 29 mai 2012

Les gaz de schistes, vers une interdiction en France ?


Elooooody avait salué comme il se doit l’arrivée de nombreuses ministres dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, et rappelé que Madame Bricq, alors sénatrice, avait déposé dès mars 2011 une proposition de loi visant à interdire l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schistes sur le territoire national. C’est donc une bonne nouvelle de savoir cette dame à la tête du ministère de de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

Bonne nouvelle car avec Melclalex et Lolobobo entre autres, nous nous étions inquiétés des permis d’explorer délivrés l’année dernière. Le combat citoyen avait amené un moratoire, mais la vigilance doit demeurer. Car les grands groupes énergétiques sont à l’affût, comme on peut le lire dans cet article des « eaux glacées du calcul égoïste».

Nous avons la chance d’être concernés après nos cousins québecois, à qui on a déjà essayé de faire passer la pilule du gaz de schiste meilleur pour l’environnement… Le gaz de schiste réduirait les émissions de gaz à effets de serre, dirait l’AIE. Faux ont déjà répondu les québecois.

Madame Bricq, prenons exemple sur les Britanniques, et interdisons purement et simplement l’exploitation de ces gaz. Comme essaie de le faire Ed Davey, ministre britannique de l’Energie.

Une position du Ministère de l’Ecologie devient urgente : un permis, basé sur la fracture hydraulique mais sans la nommer, vient d’être délivré à Cahors.

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vendredi 11 mars 2011

GASLAND, le documentaire sur l'exploitation des gaz de schistes disponible en ligne



Merci Eric pour l'information

 ça tombe bien le Centre d'Analyse Stratégique sort une note : Télécharger la Note d’analyse 215 - Les gaz non conventionnels : une révolution énergétique nord-américaine non sans conséquences pour l’Europe
dans laquelle on nous dit que "Les contraintes environnementales, principal [sont le] frein au développement des shale gas", remettons en donc une couche et diffusons au maximum cette vidéo


Toujours dans les vidéos dadavidov propose une vidéo très intéressante aussi sur la re-municipalisation des services de distribution de l'eau.
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mercredi 2 mars 2011

Où l'on reparle des gaz de schiste et des risques engendrés par leur extraction – NKM il vous faut quoi de plus pour tout arrêter ?






Il y a un ou deux soirs une émission de télé parlait de Gasland, le documentaire sur le problème de l'extraction des gaz de schiste aux USA. Le documentariste étant un parfait inconnu (avant la diffusion et les prix reçus par son travail), l'industrie gazière pouvait se permettre de nier, et de balancer des contre-vidéos.

Mais maintenant c'est le New York Times qui entre dans l'arène. Ils sortent un dossier très bien documenté, et balancent 1 113 pages de documents de l'EPA (agence américaine de protection de l'environnement américaine) et de différentes sociétés d'extraction qui montrent bien que ces acteurs sont parfaitement au courant des risques. Le New York Times enfonce même le clou en affirmant que certaines des eaux rejetées après extraction sont radioactives.

Cette radioactivité est notamment abordée dans un powerpoint de l'EPA et diffusé en 2009 aux décideurs en Pennsylvanie.

Madame Kosciusko Morizet, je sais bien que votre prédécesseur vous a laissé une montagne de dossiers tous plus pourris les uns que les autres :
  • nouvel agrément des sociétés agréées pour le recyclage des emballages qui fait hurler la plupart des élus locaux (qui s'intéressent au dossier)
  • moratoire sur le photovoltaïque qui risque d'enterrer la filière en France
  • et cette autorisation de prospection du gaz de schiste

Sur le gaz de schiste, la pétition dont s'était fait l'écho mon copain de Mulhouse, vous avez établi un moratoire. Maintenant il faut aller plus loin, comme 10 000 personnes vous l'ont demandé ce week-end en manifestant. Il faut retirer purement et simplement cette autorisation. La France a la chance d'être en retard sur les USA et le Canada, profitons donc des informations disponibles dès à présent pour refuser l'extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique. Le gaz va encore augmenter de 5 % en avril. Cette augmentation tarifaire sera sûrement utilisée par les industries intéressées par cette extraction comme levier d'opinion (« nous n'avons pas le choix, il faut trouver d'autres sources de gaz » et patati et patata). Vous avez encore la possibilité de lancer un véritable plan de recherche sur les énergies renouvelables. En investissant (et en faisant participer les autres ministères) massivement sur la recherche, afin de développer une production de solutions en France. Cette voie doit être ouverte par l'Etat, car comme le dit intox2007 ce n'est pas sur nos patrons français qu'il faut compter. L'exemple le plus récent est le TGV, si l'Etat n'avait pas investi dans la recherche, soyons clair il n'existerait pas. Et ne serait donc pas la locomotive que l'on sait pour nos exportations.

Et puis si vous lisez cette bafouille, je vous remercie de vous intéresser au cas de ma copine cochon, qui ne doit pas être isolé :

Elle a été prise pour un pigeon par des agents se présentant comme étant des conseillers et des techniciens bleu ciel EDF, et qui ont réussi à lui faire miroiter l'installation gratuite d'un chauffe-eau solaire. Gratuite car financée pour moitié par l'Etat dans le cadre d’une politique de développement des énergies renouvelables et par EDF pour l'autre moitié. Résultat ? Allez donc lire dans quelle panade elle se retrouve maintenant...

Et je pense que ce n'est pas un cas isolé, la semaine dernière je me suis littéralement fait harcelé par téléphone par une société qui me proposait l'installation « gratuite » (du moins c'était pas trop clair) de panneaux photovoltaïque sur ma toiture. Au bout de 4 coups de fil, je leur ai dit que je n'étais pas intéressé (flairant le coup foireux, quand on m'a demandé si j'avais éclusé tout mon crédit d'impôt, on passait du gratuit à un truc moins clair).

Ce genre de sollicitations vont fleurir jusqu'à ce que l'Etat en remettant en branle le chantier des énergies vertes aidera à faire le ménage dans la jungle des offres.

Et il va falloir se dépêcher, car Nicolas Dublog, candidat à la Présidence en 2012 réfléchit déjà, entouré des plus grands experts internationaux sur une politique volontariste dans le domaine de l'Environnement ! A bon entendeur salut.




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