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mardi 25 septembre 2012

Les Bretons en Touraine (2) - Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques (Quatrième Edition) #5


Avant que Yann ne lance une pétition contre le communautarisme breton je continue vite fait une mini-série sur les Bretons en Touraine, commencée par les relations pugilistico-économiques des premiers siècles de notre ère (et comme Nicolas menace de lancer son coup de pied vers mon auguste fessier si je continue à me laisser aller à la procrastination) . Pourquoi une telle série ? Peut-être pour répondre à ma façon à quelques fâcheux fachisants en appelant à une supposée « culture tourangelle » vieille de mille ans et plus et qu’il faudrait sauver. De quoi ? D’une invasion semble t’il. Comme si la Touraine, étape de pèlerinages,  puis terre royale, terrain militaire en 1870, etc… n’avait connu aucun brassage culturel. Alors regardons par le petit bout de la lorgnette, avec les traces des passages de bretons sur ces terres tourangelles. En finissant par nos jours avec des blogueurs comme Elmer par exemple.

2000, j’arrive en Touraine après quelques années passées en Normandie. Ne connaissant pas grand monde, voire personne, je fais un peu le tour des troquets, et puis j’invite des copains à venir visiter (notamment ceux restés en Normandie et continuant à se morfondre sous l’aimable climat crachineux). Ainsi Jeepee vint, avec sa douce et tendre. Je ne sais qui les connaissait d’entre nous trois, toujours est-il que nous décidâmes d’aller nous dégourdir les jambes boire des godets lors d’un fest-noz à Saint Pierre des Corps, la bolchévik. Oui un fest-noz. Organisé par une association de parents d’élèves (notre participation à la buvette permit je pense à quelques dizaines de petits corpopétrussiens d’apprendre à pédaler sur de rutilantes machines je pense). Devaient y jouer un groupe tourangeau qui commençait à se faire une petite réputation dans le monde des cercles celtiques, et au-delà, puisqu’un de nous trois avait déjà entendu le nom de ce groupe : Wig a Wag. 

Ce fut une véritable claque d’entendre ce groupe. Je me retrouvais quelques années en arrière devant les Ar Re Yaouank tant ils dégageaient d’énergie sur scène. Cyrille Bonneau sachant sonner aussi beau que les frères Guichen.  Avec un supplément d’âme offert par le chant de Loïc Chauvigny, et ses anecdotes. Le nom du groupe par exemple. Wig a Wag est en fait le bruit que feraient les roues de la charrette de l’ankou. Celui qui l’entendrait sachant sa fin proche. Mais là devant ce groupe c’est forcément une mort d’épuisement qui s’annonce, tant même des piliers de buvette de fest noz sont entraînés à rejoindre an dro, cercles circassiens, gavottes, scottishes ou ronds de Loudéac. Ces deux tourangeaux d’origine bretonne ont donc fait plus que faire de la musique de fest-noz, ils ont ouvert de nouvelles perspectives à celle-ci.  Le titre de l’album d’alors « An Naer O Nijal » que le chanteur a dû expliquer (mais bon c’était il y a plus de dix ans, hein…) intriguera les passionnés de culture pré-colombienne (la traduction en est : le serpent volant, est-ce à dire que Quetzacoatl aurait connu les embruns bretons ?). Le dernier titre quant à lui reprend des vers de Tristan Corbière. Bref un album riche, puissant comme l’est mon souvenir de ce fest-noz.

Aussi quand ce matin je me demandais ce que j’allais proposer pour une participation au grand des mangeurs de disques dont le thème aujourd’hui est « au hasard Balthazard » et que je tombais sur lui, je me dis qu’il fallait que j’en parle de ce fest-noz. Et du fait qu’actuellement encore des Bretons sont en Touraine.


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jeudi 7 juillet 2011

Mes pochettes de disques préférées (1) cc @elc95

Dadavidov a lancé une chaîne bien sympathique : parler de ses 10 disques préférés, et de leur pochette. J'ai toujours du mal avec les "préférés" ou les "meilleurs". Alors je vais plutôt vous présenter 10 pépites de ma discographie tout à fait personnelle. Ces dix albums étant des pépites le jour J mais seront peut-être considérées comme des bouses sans nom deux heures plus tard, va savoir... la musique ça dépend drôlement du mood du moment.


Alors aujourd'hui, un disque que devrait avoir tout cinéphile un tant soit peu averti : la bande originale de "rendez-vous au tas de sable", OCNI (objet cinématographique non identifié) commis par Richard Gotainer en 1989 ou 1990, je ne sais plus trop.



L'extrait le plus connu des cette BOF est bien entendu "le combat de rock", au cours duquel Django Edwards, avec la voix de Bernie Bonvoisin, essaie de garder son titre de champion de rock contre le groupe mené par Richard Gotainer et qui est plus dans un registre pop gnangnan avec son titre "Ô Vous", qui gagnera à la fin l'Eurovision.

le Combat de Rock


Mais aujourd'hui ce qui m'a fait penser à ce disque c'est ce billet d'El Camino qui nous présente son nouveau bolide. Et hop "la sono Y la faut" a commencé à résonner dans ma tête. Ce titre interprété par Franck Villano, ténor interprète d'opérette disparu il y aura un an à la fin du mois, est le générique du film.


Et honnêtement si tu as la sono, "toutes les filles du monde seront amoureuses de toi" ! Comme le chante toujours aussi joliment Franck Villano.



En même temps ce disque est plein de bijoux. regardez un peu : un copain te parle de Prince ? Hop tu balances ah oui comme Richard Gotainer dans "qui veut des bonbons ?" ?


En effet, l'impresario du groupe voulant faire gagner l'Eurovision à Nickel et son groupe avait bien résumé la situation du disque à la fin des années 90 :

"Les filles qui achètent les disques, les cassettes, les lasers, tout ça, il faut les faire mouiller ! Tu prends un beau garçon comme toi, enfin ... Pas trop beau mais, qui bouge bien, qui ... donne ! Les filles ça les rend folles ! Pour les gars, même combat : tu prends 3, 4 femelles bien roulées, des canons, un peu salope, tu leurs fout une plume dans l’cul et ... c’est parti. Pour la chanson, tu prends une musique un peu disco, machin founky founky. Un texte débilos, d’façon personne y comprends rien. Tu agites bien tout ça et ... ça gigote, ça mouille, ça bande, ça jette, ça marche !"


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