« Prenez vos Lagarde et Michard du XVIIème siècle au
chapitre XV : la querelle des anciens et des modernes. »
Vous aussi ça vous
fait replonger au temps béni du collège ?
« Pour lundi vous lirez ce chapitre et me direz sur ce
genre de querelle peut encore avoir lieu de nos jours. Vous aurez un A4, et
tenterez d’illustrer votre propos d’exemples précis. »
Je dois avouer une certaine inculture en littérature. Mais j’ai
quand même attrapé une feuille de brouillon.
Actuellement j’en suis au 5ème
tome de Harry Potter, alors j’ai commencé à y penser :
« Je n’ai pas vraiment décelé d’antagonisme entre J. K.
Rowling et J.R.R. Tolkien. On peut peut-être regretter que l’auteuse de Potter
n’ait pas plus suivi le chemin de Terry Pratchett dans le brin de folie qu’il a
su donné à l’heroïc Fantasy, mais bon tout le monde ne peut pas raconter des
blagues, la fantasy c’est sérieux ! (tiens d’ailleurs je n’ai toujours pas
fini d’écrire « Ouest
terne Spaghetti ») » rendu là, avouez que j’allais avoir du mal à
faire mon A4… Tout le monde n’est pas Ferocias
ou Traqueur Stellaire…
Alors j’ai ouvert mon reader et je suis tombé sur un chouette
billet de MygoodZic, qui annonçait le retour imminent de Disiz. « La
Peste » de son nom dans les années 90. Virtuose verbal des débuts de la
reconnaissance par le grand public du
rap en France. Notamment avec son « j’pète
les plombs » assez jubilatoire. Je l’avais ensuite perdu de vue, comme
beaucoup des rappeurs que j’avais beaucoup écoutés alors. Puis il réapparut
dans mon ipod avec Guacha des
Son of Kick.
Disiz revient donc avec un titre “toussa toussa” (tiré d’un
album « lucide » sorti le 26 mars dernier) dans lequel il livre sa
pensée sur les nouveaux MC’s sortis de nulle part, qui font un one-shot et
redisparaissent illico (dans le meilleur des cas pour nos pauvres oreilles) ou
s’accrochent. Désespérément (pour nos oreilles aussi…)
Ce titre n’est pas sans faire remonter à ma mémoire ces morceaux d’anciens qui remettent à leur place des pseudos-vedettes . Un de celui qui avait fait le plus de bruit était MC Jean Gab’1 avec son désormais célèbre « j’t’emmerde », dans lequel il s’attaquait à … tout le monde en fait :)
Plus récemment Casey sortit « apprends à
te taire ». Sur le même thème : les dejeuns, vous êtes mignons
tout plein, mais cessez de croire qu’un passage sur skyrock assure la gloire ad
vitam aeternam.
Et puis dans le rock, on ne peut pas ne pas penser à Didier
Wampas avec son « punk
ouvrier ».
Ce pourrait être un bon exemple de querelle des anciens et
des modernes, mais :
1- qui peut traiter
Didier Wamps, Disiz ou Casey d’anciens ? que faudrait il penser de Geonnie
à ce moment là ?
2- on est là dans une querelle à l’envers, les « modernes »
étant soupçonnés de ne rien créer de nouveau, alors qu’au 17ème
siècle la querelle était entre des anciens défendant l’héritage des antiques et
des modernes voulant plutôt mettre en avant la vie de leur temps (en gros, hein ?
le collège c’est loin maintenant…
Conclusion (souligné de deux traits rouges)
Les djeuns (attation je parle des pseudos-vedettes au rap
variétoche) m’emmerdent (et je leur rends bien). Ils sont une des raisons (avec
un goût de plus en plus prononcé pour la guitare et le poumtcahk des batteries
pas électroniques) de mon éloignement du « rap français ». Mais parfois, des DJ’s me
transportent avec bonheur. regarde ce "break ya neck" par les Scratch Bandits crew :
(j’ai pas eu la
moyenne, mais j’m’en fous j’ai pu glisser “j’t’emmerde” dans ma copie )
~~~~~~~~~~~


