vendredi 2 novembre 2012

#Tours pendant la guerre franco-prussienne de 1870 (2)




Mon premier billet sur Tours pendant la guerre de 1870 s’arrêtait le 9 octobre de cette année, date à laquelle Gambetta commence à réorganiser l’Armée de défense depuis Tours.

Une des principales tâches, en plus de trouver des hommes, fut de trouver des armes. Un des filons les plus prometteurs était les surplus de la guerre de sécession qui venait de prendre fin aux Etats Unis.




Un Comité scientifique fut aussi monté à Tours, pour permettre de trouver des solutions aux échanges d’informations nécessaires en ces temps de guerre. Les ballons, comme celui dans lequel avait pris place Gambetta pour venir à Tours, étaient des ballons gonflés au gaz, nécessitant donc une lourde ingénierie pour les gonfler. On fit des essais de montgolfière, plus facile à gonfler puisque ne nécessitant que de l’air chaud. Hélas l’essai mené dans les jardins de la Préfecture le 7 décembre 1870 ne fut guère concluants : la montgolfière se dégonfla rapidement. 


Autre sujet de recherche faire maigrir le poids des courriers transportés et qui alourdissent les ballons entre Tours et la capitale notamment. Là les scientifiques auront une idée révolutionnaire : l’ancêtre des microfilms.
C’est René Dagront qui proposa cette idée au gouvernement de défense nationale. Grâce à ce procédé une affiche comprenant jusqu’à 20 000 caractères était réduite à un document ne représentant plus que le quart d’une carte à jouer. Ces clichés, jusqu’à une vingtaine par volatile, était ensuite confiés à des pigeons voyageurs, qui les transportaient jusqu’à Paris.



Suite à la prise d’Orléans par les Prussiens, et l’occupation de cette ville, Gambetta et son Ministère de la Défense Nationale quittera Tours pour Bordeaux le 9 décembre 1870.



Le 21 décembre, les Prussiens arriveront à Tours, par le Nord. Le but est d’occuper la ville, et si possible de détruire les ponts. Une poignée de cavaliers s’engage sur le pont de pierre mais sont vite entourés d’habitants fermement déterminés à les repousser :


 Ils ne seront sortis de ce mauvais pas que par l’intervention de canons arrivés sur la Place de la Tranchée. Des coups de feu sont tirés sur les Prussiens depuis les fenêtres du faubourg Saint Symphorien.
La canonnade est donnée, 40 obus sont tirés vers la Ville, l’Hôtel de Ville est touché. Si vous lisez attentivement Matfanus vous saurez que l’Hôtel de Ville n’était pas Place Jean Jaurès en ce temps là mais bien au niveau du Pont de Pierre.

La foule fut aussi prise pour cible, il y eut 6 morts sur le Pont et dans la rue Royale.

Toutefois la ville ne fut pas occupée ce jour-là. Le Maire de l’époque, Eugène Gouïn obtenant l'arrêt des bombardements.



L’occupation véritable de la Ville ne débutera que le 19 janvier 1871, avec une colonne de canons et de cavaliers empruntant le pont de Pierre. 



Si quelqu’un a plus de précisions sur cette période, moi je n’ai retrouvé que cette gravure montrant une troupe de soldats prussiens défilant devant la cathédrale :



Sources :
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15 commentaires:

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    1. non rien ! même les Prussiens ne m'impressionnent pas laors c'est dire ! :)

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  2. Tes illustrations, notamment les litographies sont splendides. Bravo pour le texte précis également.

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  3. Tu parles. Il dit ça pour que tu lui offres un verre.

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    1. pas pour que je lui montre mes estampes prussiennes j'espère ! :)

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    2. J'ai pas besoin de ça pour me faire payer des verres.

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  4. En effet, c'est du bon travail, notamment pour l'icono, qui est tjs un sujet délicat, ici très complet.

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    1. merci beaucoup; l'iconographie m'a en effet pris pas mal de temps.

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  5. Enfoirés de prussiens ! Quand je pense que ma mère a été à la fête de la bière à Munich récemment, lors d'un échange Bledo-Culturel, j'en tremble encore : Elle aurait pu y rester !!!
    Belle évocation.

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    1. dis t'as pas fait de conneries avec les cheveux de ta mère au moins ?!!! :)

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    2. Sauf que Munich c'est la Bavière, pas la Prusse.

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  6. Vous voilà devenu historien maintenant ?
    Très intéressant: illustrations et texte compris.

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  7. Catherine,

    Ne jamais faire de compliment à Gaël, il prend tout au premier degré.

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  8. Intéressant. J'espérais écouter un air de l'époque à la fin du billet ! Déception... ;-)

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